29 janvier 2009
physique quantique
Sciences & Vie de ce mois-ci propose une enquête intitulée : "la physique quantique rend-elle fou ?" Déjà Niels Bohr n'était pas arriver à faire admettre à Einstein qu'il ne fallait pas essayer d'en tirer des conclusions sur la nature du réel
il faut dire que cette théorie a de quoi désarçonner les esprits scientifiques. Au point que certains physiciens ont pu envisager qu'elle pourrait être fausse ou incomplète. Mais toutes les expériences que multiplient les chercheurs confirment sans ambiguïté les conclusions de la théorie difficiles à concevoir pour un esprit logique
Ainsi, pour illustre le principe de dualité qui permet à deux particules d'être au même moment dans deux états différents, le physicien Schrödinger imagina d'enfermer un chat dans une boite et de dire qu'il était à la fois vivant ET mort
Un autre principe de la physique quantique stipule q'une particule peut être au même moment dans plusieurs lieux différents. Tout se passe comme si le fait d'observer une particule modifiait son comportement et son état.
Certains physiciens pour échapper à la folie qui les guette, imaginent qu'il existe une infinité d'univers différents et parallèles et que le choix d'un angle particulier d'observation a pour conséquence de privilégier une possibilité en éliminant les autres
Pour donner à ce problème une dimension biblique, je pense à la recommandation que Dieu fit à Adam dans le paradis terrestre : "Donne un nom à tout ce qui t'entoure, fleurs, plantes, arbres, animaux n'existeront qu'à partir du moment où ils auront un nom !"
6n n'a pas à s'inquiéter des phénomènes que l'on n'observe pas, ils n'existent pas !
27 janvier 2009
La liberté ou l'amour
Dans son poème en prose "La liberté ou l'amour" Robert Desnos présente Louise Lama comme une jeune femme qui se promène nue sous son manteau de fourrure :
“ Nue, elle était nue sous son manteau de fourrure fauve. Le vent de la nuit chargé de l'odeur rugueuse des voiles de lin recueillie au large des cotes, chargé de l'odeur du varech échoué sur les plages et en partie desséché, chargé de la fumée des locomotives en route vers Paris, chargé de l'odeur de chaud des rails après le passage des grands express, chargé du parfum fragile et pénétrant des gazons humides des pelouses devant les châteaux endormis, chargé de l'odeur de ciment des églises en construction, le vent lourd de la nuit devait s'engouffrer sous son manteau et caresser ses hanches et la face inférieure de ses seins. Le frottement de l'étoffe sur ses hanches éveillait sans doute en elle des désirs érotiques cependant qu'elle marchait allée des Acacias vers un but inconnu. Des automobiles se croisaient, la lueur des phares balayait les arbres, le sol se hérissait de monticules, Louise Laura se hâtait. Je distinguais très nettement la fourrure du léopard.
ç'avait été un furieux animal
26 janvier 2009
L'affaire Calas
Un intéressant téléfilm sur Arte racontait l'affaire Calas avec le prestigieux Claude Rich dans le rôle de Voltaire
C'était en 1765 : Voltaire s'étant rendu insupportable à Louis XV par ses critiques et ses insolences avait été banni de la cour ; il vivait dans sa propriété de Fernet près de Genève et occupait sa vieillesse à faire fabriquer des bas de soie pour les dames de la cour, des montres de précision pour leurs amants et des pamphlets pour ses éditeurs
Autant dire qu'il n'avait pas besoin d'une sale affaire sur les bras
mais voilà que quelqu'un vient de Toulouse lui rapporter un procès inique qui s'y déroule : un jeune homme retrouvé mort par strangulation s'était vraisemblablement pendu, mais ses parents, des huguenots, craignant le jugement de la foule entent de faire croire à un un assassinat ; le juge n'est pas dupe et croit, lui que le père a étranglé son fils pour l'empêcher de se convertir à la religion catholique : celà devient une guerre de religion et ne peut laisser Voltaire indifférent,lui qui prône la tolérance : il réussira à force de lettres de protestations de mobilisations de grands personnages et d'édition de livres sur la tolérance à réhabiliter la famille Calas. Pour le père, il est trop tard, il a été exécuté et torturé
21 janvier 2009
George Sand et Frédéric Chopin
Lorsque Frédéric Chopin arrive à Paris en 1831, il a 21 ans une santé fragile et, déjà, toutes les marques du génie. Il fréquente les salons les soirs d'hiver. Pour échapper au froid humide, à la mélancolie ambiante, au deuil des feuilles mortes, la vie mondaine offrait aux plus favorisés le refuge de ses salons lambrissés, où l'amitié de convention et le bavardage mêlé de médisance créent une fausse impression de chaleur. C'est là qu'un soir d'automne fait irruption une femme de forte personnalité, à la santé éclatante et au caractère déterminé, Aurore Dudevant, écrivain qui a pris comme nom de plume : George Sand. Tout l'opposait au souffreteux pianiste
Il n'est pas interdit d'imaginer qu'en elle la surabondance de vie impressionne et attire celui qui sent couler dans ses veines un sang appauvri. Leur liaison durera 9 ans. En fait un rapport mère-fils si l'on sait que George avait 6 ans de plus que Frédéric
Pour l'écrivain, subjuguée par sa conquête, le compositeur était un ange !
Elle écrit : " je commence à croire qu'il y a des anges déguisés en hommes qui se font passer pour tels, et qui habitent la terre quelque temps pour consoler et pour attirer avec eux vers le ciel de pauvres âmes fatiguées et désolées, prêtes à périr ici-bas "
Au début de leur liaison elle a la mauvaise idée d'emmener son protégé dans l'île de Majorques pour affermir sa santé. Les conditions d'hébergement y sont déplorables :
" Un mois de plue en Espagne et nous mourions, Chopin et moi, lui de mélancolie et de dégoût, moi de colère et d'indignation" Pourtant Chopin y a écrit ses plus beaux préludes et de splendides études. Sand est au paradis : "je me suis tellement habituée à le voir dans le ciel qu'il ne me semble pas que sa vie ou sa mort prouvent quelque chose pour lui. Il n e sait pas bien lui même dans quelle planète il existe. Il ne se rend aucun compte de la vie comme nous la concevons et comme nous la sentons"
Sand travaille sans relâche, enchaînant roman après roman et Chopin donne des concerts et des leçons pour maintenir son train de vie
Frédéric fragilisé, épuisé , jaloux ne survivra que deux ans à leur rupture Il meurt en 1849 : il a 39 ans !
17 janvier 2009
le point sur Robert
Fabrice Lucchini seul en scène ! Était-il vraiment seul ?
Il y avait l'intellectuel sagement assis sur sa chaise qui lisait (et récitait) avec application des textes réputés difficiles (et même ennuyeux) de Roland Barthes, Paul Valery ou Nietsche en faisant sonner les phrases et rouler les mots dans sa bouche comme pour déguster leur sens et leur musicalité
Et puis il y avait le clown facétieux qui prenait le public à partie, le plaignant de l'effort qu'il faisait pour suivre le spectacle, allant jusqu'à proposer le remboursement à ceux qui s'étaient fourvoyés là, croyant s'amuser... Mais ils auraient eu tord de partir, ces spectateurs qui se croyaient mal orientés, car ils auraient raté le Pierrot gesticulant sur la scène pour évoquer le film qu'il avait tourné avec Eric Rohmer sur Perceval le Galois : tout en récitant des vers de Chrétien de Troyes, il était tout à fois le chevalier, la reine,la tour de guet ou même les chevaux
Le public conquis était prêt à accepter n'importe quelle épreuve jusqu'à répéter en choeur des paroles obscènes sans l'ombre d'un reproche ou d'un mouvement d'impatience
À la fin du spectacle par une splendide pirouette dont il seul capable, Fabrice Lucchini nous replongea dans les hautes sphères de la poésie avec des poèmes de Rimbaud
Un spectacle ? Plus que cela : la rencontre avec un acteur complet, comédien, clown, danseur, chanteur, imitateur, lecteur prestigieux qui dès son entrée en scène jouit d'une étonnante et complète complicité avec son public
15 janvier 2009
Catherine Ségurane
Suite de l'article sur la dédition de Nice
En 1399, la peste s'installe à Nice : Savoie et Anjou en guerre de puis des années signent une trêve
Amédée VIII (appelé le comte rouge, à cause de la couleur de son armure) va devenir le premier duc de Savoie ; il marie sa fille Marguerite à Louis III d'Anjou, puis il sera élu pape (le dernier antipape du schisme) sous le nom de Félix V
Charles III ( dit Charles le bon) sera le neuvième duc de Savoie, il aura des déboires avec le roi François premier qui lui confisque ses états pour une question d'héritage de la maison de Provence, François I er exige le comté de Nice
François, Charles Quint et le pape Paul III vont se réunir à nice pour signer une trêve qui sera rompu deux ans plus tard
A ce moment là, François s'allie aux Turcs pour prendre Nice qui est bombardé sans arrêt pendant 17 jours
Un assaut sur le bastion Sincaire le 15 août 1543 est repoussé par Catherine Ségurane et, dit-on, une apparition de la vierge
En septembre : les troupes impériales de Charles Quint délivrent Nice
le duc de Savoie regagne Nice
les galères turques quittent Villefranche
la peste est à Nice et fait 3500 morts
La paix est signée le premier septembre ; François premier renonce au comté de Nice
En 15'59 par le traité de Câteau-Cambrésis les possessions du duc de Savoie lui sont rendues (il s'agit à ce moment d'Emmanuel-Philibert)
14 janvier 2009
La dédition de Nice
la région de Nice a été habitée depuis la plus ancienne préhistoire ( Terra Amata : 380 000 ans avant J.C. ; inscriptions du Bégo en
- 1800 ..) mais c'est en - 55o que les Massaliotes forment un comptoir à Nice à cause de la sûreté de sa rade et de la facilité à y implanter un habitat
Au début de l'ère chrétienne, Cimiez est la capitale de la province des Alpes Maritimes dépendant directement de l'empereur qui laissera sa statue à la Turbie
Au troisième siècle, la Turbie sert de frontière entre la Gaule et l'Italie
Après la chute de l'empire romain, les Alpes Maritimes sont régulièrement et successivement ravagées par les Wisigoths, les Saxons, les Lombards et les Sarrasins
À partir de l'an mil, la ville de Nice devient une municipalité gérée par un gouverneur et après quelques résistances elle finit par se soumettre au comte de Provence. Mais par héritage et mariage la Provence va échoir à Charles d'Anjou qui fonde ainsi la première maison d'Anjou
De leur côté, les comtes de Provence deviennent rois de Naples et vont tenter de soumettre la Sicile dont ils seront violemment chassés en 1285 par les vêpres siciliennes
En 1343 l'héritière de la maison d'Anjou est la fameuse reine Jeanne qui après quatre mariage et de nombreuses exactions finira assassinée étouffée par des coussins
Les Niçois pour se libérer de la tutelle "étouffante" de la maison d'Anjou se placeront en 1388 sous la suzeraineté d'Amédée VII de Savoie ( le comte rouge) : c'est la fameuse dédition de Nice
13 janvier 2009
Robert Desnos
nos dieux étaient trop fragiles
c'étaient de petites gens
dans un petit domicile
vivant de fort peu d'argent
plus grande est notre fortune
et plus sombre est notre sort
nous ne voulons pas la lune
nous ne craignons pas la mort
Par nos cinq sens levée
Notre univers rapetisse
Adieu rêve, adieu beauté !
De vous je fais le sacrifice
Au monde trop limité
09 janvier 2009
Ruy Blas
Hier soir nous sommes allés voir une représentation de Ruy Blas au théâtre de Nice par unr troupe de jeunes comédiens mis en scènes par William Merguich ( le fils de l'autre)
2 heures 30 sans entracte qui sont agréablement passées malgré la présence à nos côtés de jeunes lycéens pour qui le langue de Victor Hugo était très éloignée de leur rap et de leurs textos habituels
Et pourtant les comédiens avaient fait un effort pour rendre la pièce accessible aux plus jeunes en récitant les vers sans emphase et en introduisant un peu de parodie policière sous la forme d'un serviteur à l'accent corse qui avait l'air d'être issu de la mafia
Ce qui prouve que le théâtre garde toujours son charme, même si, à défaut de jouer des pièces récentes, on dépoussière un peu les vieux classiques
05 janvier 2009
voitures électriques
je lis dans le dernier Sciences & Vie un article intéressant sur l'avenir des voitures électriques. l'intérêt est reparu après l'augmentation du prix de l'essence. Je pense que cet engouement comporte toujours, un peu d'hypocrisie :il est bien certain que les pétroliers ne vont pas permettre de grandes études dans un domaine concurrent !
mais au delà de cela il y a de réels problèmes notamment au niveau des batteries embarquées : elles sont chères, elles contiennent du lithium (matériau rare) et elles n'ont pas une autonomie suffisante pour permettre de faire des trajets conséquents sur route
Les voitures électriques, sans préjuger des futures avancées technologiques des années à venir, semblent être réservées aux trajets urbains ou bien à servir de complément dans des véhicules hybrides aux moteurs à explosion
Les moteurs électriques sont parfaitement fiables et parfaitement au point : certains se logent complètement à l'intérieur des roues !
il reste toutefois de gros points d'interrogation qui refroidissent les enthousiasmes :
Le moteur électrique paraît être écologique puis qu'il ne pollue pas et n'émet pas de CO2. Voire ! La production d'électricité non nucléaire est très polluante et c'est le cas de tous les pays en voie de développent qui devraient représenter un gros marché et puis pou ces pays comme pour les autres il faudrait créer tout un réseau de stations de remplissage ou d'échange standard de batteries, de bornes de connexion disséminées en ville et sur les routes ou même d'autolib comme il y a des vélolibs
personne ne veut de lancer là-dedans !