En 1900 Maurice Barrès, fin lettré et helléniste décide comme tout écrivain digne de ce nom de faire un pèlerinage  en Grèce aux sources de notre civilisation. Mais malgré sa grande culture, ses évocations d'Athéna et son admiration pour Phidias, il sera profondément déçu par Athènes, son Acropole et son Parthénon dont toute trace postérieure à Périclès a été soigneusement gommée

Heureusement M. Barrès poursuivra son voyage à travers la campagne grecque et fera de merveilleuses découvertes au cours de ses randonnées matinales : " Depuis longtemps, déjà, il faisait presque jour, quand deux doigts de couleur rose viennent se poser sur la pointe extrême des sommets ; c'était le reflet des feux du soleil, caché à notre vallon par la montagne "

Et puis en arrivant à Sparte M. Barrès ne peut s'empêcher de tomber sous le charme d'Hellène enlevée par Paris qui entraîne toute les cités grecques et l'horrible famille des Atrides vers la guerre de Troie et de sanglants règlements de comptes 

" La Grèce fut un groupement  de petites sociétés pour l'amélioration de la race hellénique. Et ce culte de la race, s'il nous donne le secret d'une énergie et d'une aristocratie incomparables, nous explique aussi la décadence "

Finalement, même si M. Barrès reconnaît les Grecs pour nos maîtres, nos sentiments restent attachés à notre terroir : " Avec quel plaisir, dit-il, en quittant cette Athènes fameuse, j'ai retrouvé mon aigre Lorraine "