26 décembre 2009
Nana
A force de rencontre cette " héroïne de Zola" dans mes mots croisés, j'ai eu envie de la connaître un peu mieux. Je n'ai pas regretté cette découverte. Nana est la fille de Gervaise (la blanchisseuse de l'Assommoir) et elle a été élevée dans le ruisseau partageant la misère des pauvres gens du second Empire. Seulement Nana, quoique bien en chair et un peu grosse est d'une beauté éblouissante. Un directeur de théâtre l'a remarquée et la fait paraître presque nue dans le rôle de Vénus où, bien qu'elle chante faux et se trompe de texte, elle conquiert tout Paris. Les plus hauts dignitaires de l'Empire tombent fous amoureux d'elle. Un comte richissime se ruine pour elles il lui achète un hôtel luxueux :
"Ce fut l'époque de son existence ou Nana éclaira Paris d'un redoublement de splendeur . Elle grandit encore à l'horizon du vice, elle domina la ville de l'insolence affichée de son luxe, de son mépris de l'argent qui lui faisait fondre publiquement des fortunes. Dans son hôtel il y avait comme un éclat de forge. Ses continuels désirs y flambaient, un petit souffle de ses lèvres changeait l'or en un cendre fine que le vent balayait à chaque heure"
Nana mène un tel train de vie que la fortune de son bienfaiteur ne peut lui suffire. Elle s'attaque à tous ceux qui la courtisent :
"Les besoins croissants de son luxe enrageaient ses appétits ; elle nettoyait un homme d'un coup de dent.... un homme ruiné tombait de ses mains comme un fruit mûr, pour se pourrir à terre de lui même. Elle dévorait tout comme un grand feu"
Inévitablement après une telle frénésie de dépenses et de plaisirs incontrôlés , elle attire le malheur autour d'elle : ce sont des faillites, des désespoirs, des suicides... Elle tente de s'arracher à Paris, mais il est trop tard : elle y reviendra pour y mourir de la petite vérole qui tuméfie son visage et le rend horrible, monstrueux :
" Vénus se décomposait. Il semblait que le virus pris par elle dans les ruisseaux sur les charognes tolérées, ce ferment dont elle avait empoisonné un peuple, venait de lui remontait au visage et l'avait pourri "
15 décembre 2009
Terre et cendres
Au fil de mes lectures faites au hasard des découvertes en bibliothèque, j'ai parfois l'heureuse surprise de tomber sur une perle : un petit livre de moins de 100 pages qu'on ne peut lâcher avant de l'avoir fini
C'est le cas du petit roman d'Atik Rahimi qui nous plonge en plein dans la guerre entre la Russie et l'Afghanistan. Un roman ? Plutôt un cri de révolte, un réquiem, un stabat mater...
Un petit village afghan vient d'être rasé par les russes en représailles contre une révolte. Le vieux Dastaguir a assisté impuissant à la destruction de sa famille : " Quel péché avais-je commis pour être condamné à vivre à être témoin de cela "Seul son petit fils Yassin a réchappé au massacre mais le bruit des explosions l'a rendu sourd, le laissant dans un monde silencieux et incompréhensible :
"La bombe était trop forte. Elle a tout fait taire. Les tanks ont pris la voix des gens et sont repartis. Ils ont même emporté la voix de grand père. Grand père ne peut plus parler, il ne peut plus me gronder "
Il rete encore une lourde tâche à remplir pour Dastaguir :son fils Mourad avait quitté le village à la suite d'une affaire d'honneur et il travaille maintenant à la mine. Comment lui annoncer que sa mère, sa femme et son frère ont péri et que son fils est devenu sourd ? Comment Mourad si sourcilleux, si fier va-t-il réagir ? Quelle folie va-t-il tenter quand il saura que " sa femme est morte comme les autres, dans la maison, sous les bombes. Le paradis lui était destiné. C'est nous qui brûlons dans le feu de l'enfer. Les morts sont plus heureux que les vivants "
Il passe très peu de voitures sur la route qui longe le village ou ce qu'il en reste et Dastaguir doit attendre toute la matinée qu'un camionneur veuille bien l'emmener à la mine où travaille son fils à qui il doit apprendre la terrible nouvelle ce qui l'oppresse :
" tu n'avais jamais constaté que ta poitrine était si petite et ton coeur si grand, grand comme ta tristesse"
Au chantier, Mourad n'est pas là : il travaille au fond de la mine. C'est le contremaître qui reçoit Dastaguir et lui apprend que Mourad était au courant du malheur qui le frappe mais qu'on ne l'a pas laissé revenir au village :
" Mourad est notre meilleur ouvrier... Nous l'avons choisi pour représenter les mineurs, parce que c'est un jeune homme intelligent, travailleur et révolutionnaire... "
Dastaguir n'attend pas que son fils sorte de la mine pour le voir : il repart dans son village ; il est vraiment seul !
30 novembre 2009
La Nouvelle Héloïse
Le roman épistolaire de J.J. Rousseau comprend 164 lettres qui racontent les amours malheureuses et contrariées de Julie et de Saint Preux. Rousseau écrit quelque part dans ses commentaires qu'il se sentirait incapable de mettre en scène des scélérats et des voyous : " Il me semble qu'on devrait gémir d'être condamné à un travail si cruel : ceux qui s'en chargent doivent être bien dévorés du zèle de l'utilité publique. Pour moi, j'admire de bon coeur leurs talents et leurs beaux génies ; mais je remercie Dieu de ne me les avoir pas donnés " Heureusement, il en a d'autres et notamment celui de nous rendre attachants deux amants passionnés que le sort et les conventions sociales s'acharnent à séparer. Et cela grâce à le magie de ses mots, à la musique de sa langue qui font du lecteur l'auditeur d'un concert.
Julie a été contrainte par son père d'épouser un vieil ami de la famille et elle écrit à son ancien amant :
" le jour qui devait m'ôter pour jamais à vous et à moi-même parut le dernier de ma vie. J'aurais vu les apprêts de ma sépulture avec moins d'effroi que celui de mon mariage " Elle pense tout d'abord à chercher du secours auprès de la religion. Hélas, elle voit bien que sa foi est très superficielle " de se borner à des formules et de croire exactement en Dieu à certaines heures pour n'y plus penser le reste du temps. J'avais des maximes pour croire et d'autres pour agir : j'oubliais dans un lieu ce que j'avais pensé dans l'autre ! J'étais dévote à l'église et philosophe au logis ..."
Mais Julie est marié à un brave homme ( tout le monde est brave chez Rousseau ) à qui on ne saurait mentir. Elle écrit à Saint Preux : " Ma conduite passée est ignorée de M. de Wolmar ; mais une sincérité sans réserve fait partie de la fidélité que je lui dois. J'aurais déjà cent fois tout avoué, vous seul m'avez retenue... et je n'ai point voulu le faire sans votre consentement "
La réponse de Saint Preux est pleine de bon sens : " Croyez-moi, vertueuse Julie, défiez-vous d'un zèle sans fruit et sans nécessité. Gardez un secret dangereux que rien ne vous oblige à révéler, dont la communication peut vous perdre et n'est d'aucun usage à votre époux... N'empirez point volontairement vos maux, de peur qu'ils ne deviennent plus forts que votre courage, et que vous ne retombiez à force de scrupules dans un état pire que celui dont vous avez eu peine à sortir... Si ce fatal secret vous pèse si cruellement, attendez du moins pour vous en décharger que le temps, les années, vous donnent une connaissance plus parfaite de votre époux, et ajoutant dans son coeur, à l'effet de votre beauté, l'effet plus sûr encore des charmes de votre caractère, et la douce habitude des les sentir "
Naturellement la prude Julie n'écoutera pas ce conseil et le sage M. de Wolmar , mis au courant ne trouvera d'autre vengeance que d'inviter chez lui l'ancien amant :
" La plus sage et la plus chérie des femmes vient d'ouvrir son coeur à son heureux époux. Il vous croit digne d'avoir été aimé d'elle, et il vous offre sa maison. L'innocence et la paix y règnent ; vous y trouverez l'amitié, l'hospitalité, l'estime, la confiance. Consultez votre coeur et s'il n'y a rien là qui vous effraye, venez sans crainte. Vous ne partirez point d'ici sans y laisser un ami "
12 novembre 2009
Le grincheux
Je trouve dans une édition complète des oeuvres d'André Gide cette petite nouvelle étonnante peu connue où l'auteur, comme un exorcisme , a voulu décrire ce qui pourrait lui arriver : " que je sois profondément malheureux, il va sans dire. ce qui m'irrite c'est de rencontrer tant de gens qui ne comprennent pas que le malheur est l'état naturel de l'homme ; tant de gens qui n'aient pas conscience de ce malheur, qui acceptent d'un coeur léger leur infortune, qui, somme toute, soient malheureux sans le savoir. Et ce dont je souffre le plus, ce n'est pas du malheur inhérent à l'espèce humaine, mais bien de l'inconscience des hommes. Par inconscience, par légèreté, ils trouvent le moyen de n'être pas aussi malheureux qu'ils le doivent ; c'est à dire : ne pas se sentir aussi malheureux qu'ils le sont...
Je crois que je serais moins malheureux sans les autres ; sans cet absurde bonheur des autres. Si seulement les autres cessaient de l'être, je pourrais commencer d'être heureux
Une des épreuves de ma vie et qui revient périodiquement chaque année, c'est celle des fêtes de Noël. Il est d'usage dans la famille de ma femme, de se grouper autour d'un conifère symbolique, illuminé de petites bougies, paré d'affûtiaux brillants et dont la base est environnée de menus cadeaux que les membres de la famille ont coutume, ce soir là, de se faire les uns aux autres? Que peuvent bien signifier, je vous le demande, cette profusion de cadeaux à des êtres déjà comblés ?
Et cela date de 1925 !
22 octobre 2009
L'Africain
C'est un petit livre magnifique que Jean Marie Le Clézio consacre à la mémoire de son père. Je redoutais le règlement de comptes envers un père top sévère, trop distant qui a marqué la vie de l'écrivain d'une empreinte indélébile. Le personnage était pourtant un sujet se choix : médecin militaire, formé dans les universités anglaises qui fuit la civilisation pour faire sa carrière en Afrique équatoriale où il exerce son métier dans des conditions primitives !...
Malgré son ressentiment Le Clézio montre très vite de l'affection et même de l'adoration pour ce personnage d'ours au grand coeur dévoué à la cause des humbles et des sans abri. Il avait épousé et entraîné sa cousine dans ses expéditions humanitaires. Et l'écrivain imagine pour lui un véritable bonheur
"Je pense ressentir l'émotion qu'il éprouve à travers les hauts plateaux et les plaines herbeuses, à chevaucher sur les étroits sentiers qui serpentent à flanc de montagne, découvrant à chaque instant de nouveaux panoramas, les lignes bleues ces sommets qui émergent des nuages, tels des mirages, baignés dans la lumière d'Afrique, tantôt violente à midi, tantôt atténuée par le crépuscule quand la terre rouge et les herbes folles semblent éclairées de l'intérieur par un feu secret "
Mais l'euphorie ne dure pas. Il y a la guerre qui sépare les époux et la nouvelle affectation que reçoit le médecin et qui le conduit au contact de l'infinie misère des Africains dont il ne peut soulager la souffrance faute de moyens et de médicaments
" La proximité de la souffrance, la fatigue : tous ces corps brûlants de fièvre, ces ventres distendus de cancéreux, ces jambes rongés d'ulcères, déformées par l'éléphantiasis, ces visages mangés par la lèpre ou la syphilis, ces femmes déchirées par les accouchements, les enfants vieillis par les carences, leur peau grise comme un parchemin, leurs cheveux couleur de rouille, leurs yeux agrandis, à l'approche de la nuit "
On ne peut pas avoir de la haine pour un homme d'une telle trempe mais plutôt de la fierté de lui devoir une part de sa personnalité
20 octobre 2009
Paludes
" Avant d'expliquer aux autres mon livre, j'attends que d'autres me l'expliquent. Vouloir l'expliquer d'abord, c'est en restreindre aussitôt le sens ; car si nous savons ce que nous voulons dire, nous ne savons pas si nous ne disons que cela. On dit toujours plus que cela. Et surtout ce qui m'intéresse, c'est que j'y ai mis sans le savoir "
Le sujet prétexte du livre d'André Gide est un personnage de l'Enéide ( Tityre, tu paturae récubans ... ) mais il s'agit en fait d'un cri de révolte contre l'existence qui est intolérable. Pourquoi ?
" Il suffit qu'elle puisse être différente et qu'elle ne le soit pas. Tous nos actes sont si connus qu'un suppléant pourrait les faire et, répétant nos mots d'hier, former ses phrases de demain "
On peut voyager pour s'aérer l'esprit. Mais où ?
" Cher ami, vous comprenez que si je savais où je vais, et pour qu'y faire, je ne sortirais pas de ma peine. Je pars simplement pour partir ; la surprise même est mon but, l'inspire "
La grande, la vraie question est la peur de la mort qui rend toutes nos actions dérisoires et aléatoires.
" Ne pourrons-nous jamais poser rien hors du temps, que nous ne soyons pas obligés de refaire. Quelque oeuvre enfin qui n'ait plus besoin de nous pour durer "
18 octobre 2009
Un don
Toni Morisson est, comme l'on dit pudiquement aujourd'hui, une femme écrivain de couleur. Personne ne saurait décrire comme elle la situation des esclaves noirs des colonies américaines au milieu du XVII ème siècle
Etre femme ici c'est être une blessure ouverte qui ne peut guérir
Que peut espérer une esclave noire sinon la venue d'un riche commerçant qui acceptera d'acheter sa fille en échange d'une dette de son patron. C'était comme un miracle, un don de Dieu " parce que je voyais que l'homme de grande taille te regardait comme une enfant pas comme des pièces d'or espagnoles "
Il y a dans ce livre d'autres destins bouleversants d'esclaves achetées, troquées contre des dettes ou des arpents de terre.La plus attachante est peut être l'écossaise Rébekka; Son père l'avait vendue toute jeune à l'homme blond qui cherchait une fille blonde et solide; capable d'avoir des enfants et d'entretenir la ferme. Elle va survivre avec une force extraordinaire aux coups du sort ; ses quatre enfants qui meurent un par un en bas âge, les épidémies, le sectarisme de toutes les confessions religieuses qui ne s'autorisent la charité et la compassion qu'à l'intérieur du cercle étroit des fidèles de la première heure
Heureusement Rébekka a trouvé près d'elle Linda, la servante noire meurtrie par la vie et inconditionnellement dévouée malgré ce qu'elle imagine être l'abandon de Dieu :
" Je ne pense pas que Dieu sache qui nous sommes. Je pense qu'il nous aimerait s'il nous connaissait "
Le maître et Marguerite
Impossible de résumer ce roman où interviennent aussi bien la diable et sa suite que Ponce Pilate en proie à ses angoisses BOULGANOV a porté en lui cette oeuvre toute sa vie, il en a fait au moins 6 rédactions jusqu'au moment de sa mort. C'est la critique romancée du régime soviétique ennemi de toute création littéraire qui ne répondait pas aux normes imposées par Staline, de ses fonctionnaires bornés et de l'incompréhension générale
On ressent à la lecture de ce livre une profonde amertume. Et pourtant on devrait se divertir à la description des pouvoirs magiques du diable et surtout à celle des désarrois des fonctionnaires consciencieux bousculés dans leurs certitudes
La morale est que, régime soviétique ou non, avec ou sans l'aide des magiciens, la vie est profondément décevante, même pour ceux qui comme le Maître, ont eu la grâce de créer une oeuvre. Qu'en reste-t-il au moment de mourir ?
"Ô dieux, dieux ! comme la terre est triste le soir ! Que de mystères dans les brouillards qui flottent dans les marais ! Celui qui a erré dans ces brouillards, celui qui a beaucoup souffert avant de mourir, celui qui a volé au dessus de cette terre en portant un fardeau trop lourd, celui-là sait ! Celui-là sait qui est fatigué. Et c'est sans regret, alors qu'il quitte les brumes de cette terre, ses rivières et ses étangs, qu'il s'adonne d'un coeur léger entre les mains de la mort, sachant qu'elle, et elle seule, lui apportera la paix"
17 octobre 2009
eau de feu
J'ai commencé à raconter cette mésaventure dans une intention moralisatrice. Je l'avoue à ma confusion. Il ne me déplaisait pas de révéler dans le détail les turpitudes de Reine et, au fond de moi, je ne doutais pas que par comparaison ma vertu surprise et en quelque sorte outragé, n'apparût dans sa splendeur malheureuse...
On ne lutte pas contre l'alcool. Ce n'est personne l'alcool, ce n'est pas une volonté, c'est un effet...
J'ai feint de tolérer, de pardonner la pire humiliation qu'on puisse m'infliger : jouer l'indulgence pour une veulerie que rien en moi n'excuse...
L'alcool n'a pas d'honneur. On ne se bat pas en duel contre lui !
Voir aussi le texte de Marguerite Duras sur sa dépendance à l'alcool
17 avril 2009
Lord Jim
Un écrivain est quelqu'un qui sait raconter une histoire en intéressant le lecteur même si celui-ci doit faire un effort pour comprendre. C'est exactement ce que fait Joseph Conrad : Ce n'est pas Jim qui raconte sa vie mais Marlow, un vieux capitaine avec qui il a eu une conversation dans un hôtel où " il y avait des couples bourgeois dont les voyages ne semblaient pas dissiper l"ennui qu'ils s'imposaient mutuellement" Comme la conversation se prolonge tard dans la nuit, Marlow raconte : "Derrière lui, la nuit sombre et l'éclat lointain des étoiles disposées en plans successifs donnaient l'impression de plonger son regard dans une obscurité plus totale encore" Au delà de l'histoire que Marlow va raconter en intercalant, au mépris de la chronologie, des témoignages glanés au cours de ses voyages, on sent très vite que ce n'est pas le récit qui est important mais la vie des marins, la dignité de l'homme, le sens de l'honneur et de la fidélité
Jim est bien sûr coupable d'avoir abandonné son navire dans un naufrage et ne se pardonne pas sa faute, mais ce qui est important c'est qu'il croit possible sa rédemption. C'est un rêveur ! " il n'est pas bon de s'apercevoir que l'on n'est pas capable de faire de son rêve une réalité parce qu'on n'est pas assez fort o pas assez intelligent" pourtant quelqu'un va donner sa chance à Jim en l'envoyant dans une île lointaine où son dévouement et son abnégation feront merveille. Il deviendra un dieu pour les habitants : "comme s'il avait était un de ces êtres d'exception dont seule l'ampleur de la gloire peut donner la mesure" Jim va rencontrer une jeune fille qui tombe amoureuse de lui : "sa tendresse planait sur Jim comme de grandes ailes palpitantes"
mais ni cet amour ni la considération de la population n'empêcheront Jim opposé aux forces du mal, représentées par un forban ,de sacrifier sa vie pour retrouver son honneur et sans doute payer sa dette à la société