<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>photo loisir</title><link>http://fulconis.canalblog.com/</link><description>notes de lecture et photos de famille</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 10 Dec 2009 05:52:08 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>La Nouvelle H&#xe9;lo&#xef;se</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/30/15984940.html</link><category>livre</category><category>amour</category><category>lettres</category><category>rousseau</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/30/15984940.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15984940/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/30/15984940.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Le roman &#xe9;pistolaire de J.J. Rousseau comprend 164 lettres qui racontent les amours malheureuses et contrari&#xe9;es de Julie et de Saint Preux. Rousseau &#xe9;crit quelque part dans ses commentaires qu&apos;il se sentirait incapable de mettre en sc&#xe8;ne des sc&#xe9;l&#xe9;rats et des voyous : &lt;strong&gt;&quot; Il me semble qu&apos;on devrait g&#xe9;mir d&apos;&#xea;tre condamn&#xe9; &#xe0; un travail si cruel : ceux qui s&apos;en chargent doivent &#xea;tre bien d&#xe9;vor&#xe9;s du z&#xe8;le de l&apos;utilit&#xe9; publique. Pour moi, j&apos;admire de bon coeur leurs talents et leurs beaux g&#xe9;nies ; mais je remercie Dieu de ne me les avoir pas donn&#xe9;s &quot;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Heureusement, il en a d&apos;autres&lt;/span&gt;&amp;nbsp;et notamment celui de nous rendre attachants deux amants passionn&#xe9;s que le sort et les conventions sociales s&apos;acharnent &#xe0; s&#xe9;parer. Et cela gr&#xe2;ce &#xe0; le magie de ses mots, &#xe0; la musique de sa langue qui font du lecteur l&apos;auditeur d&apos;un concert.&lt;br /&gt;Julie a &#xe9;t&#xe9; contrainte par son p&#xe8;re d&apos;&#xe9;pouser un vieil ami de la famille et elle &#xe9;crit &#xe0; son ancien amant :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;&amp;nbsp;le jour qui devait m&apos;&#xf4;ter pour jamais &#xe0; vous et &#xe0; moi-m&#xea;me parut le dernier de ma vie. J&apos;aurais vu les appr&#xea;ts de ma s&#xe9;pulture avec moins d&apos;effroi que celui de mon mariage &quot;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Elle pense tout d&apos;abord &#xe0; chercher du secours aupr&#xe8;s de la religion. H&#xe9;las, elle voit bien que sa foi est tr&#xe8;s superficielle &quot;&lt;em&gt;&amp;nbsp;de se borner &#xe0; des formules et de croire exactement en Dieu &#xe0; certaines heures pour n&apos;y plus penser le reste du temps. J&apos;avais des maximes pour croire et d&apos;autres pour agir : j&apos;oubliais dans un lieu ce que j&apos;avais pens&#xe9; dans l&apos;autre ! J&apos;&#xe9;tais d&#xe9;vote &#xe0; l&apos;&#xe9;glise et philosophe au logis ...&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Mais Julie est mari&#xe9; &#xe0; un brave homme ( tout le monde est brave chez Rousseau ) &#xe0; qui on ne saurait mentir. Elle &#xe9;crit &#xe0; Saint Preux : &quot; &lt;em&gt;Ma conduite pass&#xe9;e est ignor&#xe9;e de M. de Wolmar ; mais une sinc&#xe9;rit&#xe9; sans r&#xe9;serve fait partie de la fid&#xe9;lit&#xe9; que je lui dois. J&apos;aurais d&#xe9;j&#xe0; cent fois tout avou&#xe9;, vous seul m&apos;avez retenue... et je n&apos;ai point voulu le faire sans votre consentement &quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La r&#xe9;ponse de Saint Preux est pleine de bon sens : &quot; &lt;em&gt;Croyez-moi, vertueuse Julie, d&#xe9;fiez-vous d&apos;un z&#xe8;le sans fruit et sans n&#xe9;cessit&#xe9;. Gardez un secret dangereux que rien ne vous oblige &#xe0; r&#xe9;v&#xe9;ler, dont la communication peut vous perdre et n&apos;est d&apos;aucun usage &#xe0; votre &#xe9;poux... N&apos;empirez point volontairement vos maux, de peur qu&apos;ils ne deviennent plus forts que votre courage, et que vous ne retombiez &#xe0; force de scrupules dans un &#xe9;tat pire que celui dont vous avez eu peine &#xe0; sortir... Si ce fatal secret vous p&#xe8;se si cruellement, attendez du moins pour vous en d&#xe9;charger que le temps, les ann&#xe9;es, vous donnent une connaissance plus parfaite de votre &#xe9;poux, et ajoutant dans son coeur, &#xe0; l&apos;effet de votre beaut&#xe9;, l&apos;effet plus s&#xfb;r encore des charmes de votre caract&#xe8;re, et la douce habitude des les sentir &quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Naturellement la prude Julie n&apos;&#xe9;coutera pas ce conseil et le sage M. de Wolmar , mis au courant ne trouvera d&apos;autre vengeance que d&apos;inviter chez lui l&apos;ancien amant :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;&amp;nbsp;La plus sage et la plus ch&#xe9;rie des femmes vient d&apos;ouvrir son coeur &#xe0; son heureux &#xe9;poux. Il vous croit digne d&apos;avoir &#xe9;t&#xe9; aim&#xe9; d&apos;elle, et il vous offre sa maison. L&apos;innocence et la paix y r&#xe8;gnent ; vous y trouverez l&apos;amiti&#xe9;, l&apos;hospitalit&#xe9;, l&apos;estime, la confiance. Consultez votre coeur et s&apos;il n&apos;y a rien l&#xe0; qui vous effraye, venez sans crainte. Vous ne partirez point d&apos;ici sans y laisser un ami &quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 17:53:48 GMT</pubDate></item><item><title>Le grincheux</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/12/15775956.html</link><category>livre</category><category>gide</category><category>grincheux</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/12/15775956.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15775956/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/12/15775956.html</guid><description>&lt;p&gt;Je trouve dans une &#xe9;dition compl&#xe8;te des oeuvres d&apos;Andr&#xe9; Gide cette petite nouvelle &#xe9;tonnante peu connue o&#xf9; l&apos;auteur, comme un exorcisme , a voulu d&#xe9;crire ce qui pourrait lui arriver :&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&quot; que je sois profond&#xe9;ment malheureux, il va sans dire. ce qui m&apos;irrite c&apos;est de rencontrer tant de gens qui ne comprennent pas que le malheur est l&apos;&#xe9;tat naturel de l&apos;homme ; tant de gens qui n&apos;aient pas conscience de ce malheur, qui acceptent d&apos;un coeur l&#xe9;ger leur infortune, qui, somme toute, soient malheureux sans le savoir. Et ce dont je souffre &amp;nbsp;le plus, ce n&apos;est pas du malheur inh&#xe9;rent &#xe0; l&apos;esp&#xe8;ce humaine, mais bien de l&apos;inconscience des hommes. Par inconscience, par l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9;, ils trouvent le moyen de n&apos;&#xea;tre pas aussi malheureux qu&apos;ils le doivent ; c&apos;est &#xe0; dire : ne pas se sentir aussi malheureux qu&apos;ils le sont...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;Je crois que je serais moins malheureux sans les autres ; sans cet absurde bonheur des autres. Si seulement les autres cessaient de l&apos;&#xea;tre, je pourrais commencer d&apos;&#xea;tre heureux&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;Une des &#xe9;preuves de ma vie et qui revient p&#xe9;riodiquement chaque ann&#xe9;e, c&apos;est celle des f&#xea;tes de No&#xeb;l. Il est d&apos;usage dans la famille de ma femme, de se grouper autour d&apos;un conif&#xe8;re symbolique, illumin&#xe9; de petites bougies, par&#xe9; d&apos;aff&#xfb;tiaux brillants et dont la base &amp;nbsp;est environn&#xe9;e de menus cadeaux que les membres de la famille ont coutume, ce soir l&#xe0;, de se faire les uns aux autres? Que peuvent bien signifier, je vous le demande, cette profusion de cadeaux &#xe0; des &#xea;tres d&#xe9;j&#xe0; combl&#xe9;s ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;arial black&apos;, &apos;avant garde&apos;;&quot;&gt;Et cela date de 1925 !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Nov 2009 18:11:53 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;argent des autres</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644441.html</link><category>th&#xe9;&#xe2;tre</category><category>actionnaires</category><category>argent</category><category>faillite</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644441.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15644441/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644441.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;ai revu avec bonheur cette pi&#xe8;ce qui est re-programm&#xe9;e au th&#xe9;&#xe2;tre de Nice &amp;nbsp;et diffus&#xe9;e &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;vision avec Michel Boujenah dans le r&#xf4;le du m&#xe9;chant liquidateur qui rach&#xe8;te pour les d&#xe9;truire les usines qui valent plus chers mortes qu&apos;en fonctionnement. Tout cela sans &#xe9;tat d&apos;&#xe2;me pour le personnel ou les dirigeants qui ne vivent que pour et par leur travail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les seules personnalit&#xe9;s prises en compte seront les actionnaires qui ont mis de l&apos;argent dans cette aventure dans le seul but d&apos;en gagner davantage. Peu importe les difficult&#xe9;s financi&#xe8;res ou techniques, la conjoncture, la crise. Si cette entreprise ne fait plus de b&#xe9;n&#xe9;fice; ils retireront leur argent pour l&apos;investir ailleurs. Seuls les b&#xe9;n&#xe9;fices comptent : l&apos;argent n&apos;a pas d&apos;odeur, il ne fait pas de sentiment&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boujenah &#xe9;tait tr&#xe8;s &#xe0; l&apos;aise dans son r&#xf4;le de crapule qui est tellement li&#xe9; &#xe0; notre &#xe9;poque qu&apos;on h&#xe9;site &#xe0; le trouver odieux. Comme les cataclysmes, c&apos;est un mal n&#xe9;cessaire contre lequel on ne peut rien. La vie et le capitalisme sont ainsi faits qu&apos;on ne peut pas &#xe9;viter leurs d&#xe9;rives. Ce n&apos;est pas la faute d&apos;un homme : le ph&#xe9;nom&#xe8;ne est in&#xe9;vitable et pour ainsi dire, naturel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui sont &#xe0; plaindre, ce sont les derniers romantiques qui croient encore &#xe0; la valeur du travail, aux id&#xe9;aux et &#xe0; la bont&#xe9; de l&apos;homme...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 01 Nov 2009 17:17:36 GMT</pubDate></item><item><title>petits crimes conjugaux</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/31/15629366.html</link><category>th&#xe9;&#xe2;tre</category><category>couple</category><category>mariage</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/31/15629366.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15629366/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/31/15629366.html</guid><description>&lt;p&gt;La pi&#xe8;ce d&apos;&lt;strong&gt;Eric-Emmanuel Schmitt &lt;/strong&gt;commence comme comme un r&#xe8;glement de comptes entre &#xe9;poux avec le mari qui feint une amn&#xe9;sie pour essayer de reconqu&#xe9;rir sa femme. En fait cette supercherie n&apos;est qu&apos;un pr&#xe9;texte pour r&#xe9;v&#xe9;ler qu&apos;un couple n&apos;est en fait qu&apos;une association de malfaiteurs o&#xf9; chaque partenaire cherche &#xe0; &#xe9;liminer l&apos;autre. &quot;&lt;em&gt;Lorsque vous voyez une femme et un homme devant le maire, demandez-vous lequel des deux sera l&apos;assassin&quot; &amp;nbsp;&lt;/em&gt;Tous les motifs sont bons pour essayer de tuer l&apos;autre : l&apos;usure de l&apos;amour, la jalousie, la fatalit&#xe9;, le destin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot; On ne peut fausser compagnie &#xe0; son destin. Tu es mon destin... Tu es tomb&#xe9; au fond de moi, je suis tomb&#xe9;e au fond de toi, nous sommes captifs ... Je suis ton empreinte, tu es la mienne, aucun de nous deux ne peut vivre s&#xe9;par&#xe9;ment &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le destin, c&apos;est la d&#xe9;cadence, c&apos;est de renoncer &#xe0; son beau r&#xea;ve.&amp;nbsp;Alors arrive un moment o&#xf9; la cohabitation devient insupportable :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Tu m&apos;aimes et tu me tues?&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;- Je t&apos;aime et &#xe7;a me tue,&lt;/em&gt; r&#xe9;pond-elle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#xe9;rit&#xe9;, c&apos;est qu&apos;il n&apos;est pas raisonnable d&apos;aimer toujours, d&apos;aimer longtemps, c&apos;est de la folie pure. Ce qui serait raisonnable c&apos;est d&apos;aimer juste le temps o&#xf9; c&apos;est agr&#xe9;able&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi alors rester en couple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se demande : &quot; &lt;em&gt;Est ce que malgr&#xe9; mes doutes, mes soup&#xe7;ons, mes inqui&#xe9;tudes, ma lassitude, j&apos;ai envie de te perdre ? &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle constate : &quot; J&lt;em&gt;e suis ton empreinte, tu es la mienne, aucun de nous deux ne peut vivre s&#xe9;par&#xe9;ment &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne disons pas qu&apos;il faut &lt;strong&gt;avoi&lt;/strong&gt;r avoir confiance. La confiance ne se poss&#xe8;de pas, elle se donne. Il faut&amp;nbsp;&lt;strong&gt;faire&lt;/strong&gt; confiance &#xe0; l&apos;autre&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 31 Oct 2009 10:50:09 GMT</pubDate></item><item><title>platon et la caverne</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/22/15531210.html</link><category>philosophie</category><category>caverne</category><category>id&#xe9;es</category><category>platon</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/22/15531210.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15531210/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/22/15531210.html</guid><description>&lt;p&gt;Les deux r&#xe9;f&#xe9;rences incontournables de l&apos;apprenti philosophe sont &lt;strong&gt;Socrate et Platon.&lt;/strong&gt; Sauf que le premier n&apos;ayant jamais rien &#xe9;crit n&apos;est connu que par les &#xe9;crits du second on ne pourra jamais savoir si &lt;strong&gt;Socrate &lt;/strong&gt;n&apos;est pas tout simplement un personnage de roman.&lt;br /&gt;Avant lui, &lt;strong&gt;l&apos;&#xe9;cole de Millet&lt;/strong&gt; avait soulev&#xe9; le probl&#xe8;me de la fuite du temps ( &quot; &lt;em&gt;on ne se baigne pas deux fois dans le m&#xea;me fleuve&lt;/em&gt; &quot;) Qu&apos;est ce qui reste &#xe0; travers le devenir et l&apos;&#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re ? &lt;strong&gt;Platon &lt;/strong&gt;&amp;nbsp;propose une r&#xe9;ponse Seules les id&#xe9;es &amp;nbsp;sont &#xe9;ternelles, simples et absolues. &lt;em&gt;La connaissance vraie n&apos;exista qu&apos;au niveau des id&#xe9;es &amp;nbsp;&lt;/em&gt;Dans le fameux &lt;strong&gt;mythe de la Caverne&lt;/strong&gt; des hommes encha&#xee;n&#xe9;s ne voient de la r&#xe9;alit&#xe9; que des ombres projet&#xe9;es sur le mur qui est devant eux. Si un prisonnier se lib&#xe8;re, il pourra avoir acc&#xe8;s &#xe0; la vraie lumi&#xe8;re, c&apos;est &#xe0; dire aux&lt;strong&gt; Id&#xe9;es.&lt;/strong&gt; Il sera tout d&apos;abord &#xe9;bloui par le soleil, puis s&apos;habituera peu &#xe0; peu &#xe0; cette nouvelle conception de la vie avec ses nouvelles valeurs de libert&#xe9;, d&apos;&#xe9;galit&#xe9; et de justice.&lt;br /&gt;Mais il devra retourner dans l&apos;antre de la caverne pour essayer de sauver ses anciens camarades. Il sera l&apos;objet de leur moquerie et de leur incr&#xe9;dulit&#xe9;. Mais il ne pouvait pas garder sa d&#xe9;couverte pour lui car la condition humaine est ainsi faite que l&apos;homme ne peut pas fuir hors de lui-m&#xea;me vers un au-del&#xe0; qui ne serait plus humain. C&apos;est &#xe0; condition d&apos;accepter ses limites qu&apos;il peut jeter un regard ailleurs&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2009 16:42:39 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;Africain</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/22/15527692.html</link><category>livre</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/22/15527692.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15527692/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/22/15527692.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est un petit livre magnifique que &lt;strong&gt;Jean Marie Le Cl&#xe9;zio&lt;/strong&gt; consacre &#xe0; la m&#xe9;moire de son p&#xe8;re. Je redoutais le r&#xe8;glement de comptes envers un p&#xe8;re top s&#xe9;v&#xe8;re, trop distant qui a marqu&#xe9; la vie de l&apos;&#xe9;crivain d&apos;une empreinte ind&#xe9;l&#xe9;bile. Le personnage &amp;nbsp;&#xe9;tait pourtant un sujet se choix : m&#xe9;decin militaire, form&#xe9; dans les universit&#xe9;s anglaises qui fuit la civilisation pour faire sa carri&#xe8;re en Afrique &#xe9;quatoriale o&#xf9; il exerce son m&#xe9;tier dans des conditions primitives !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#xe9; son ressentiment&lt;strong&gt; Le Cl&#xe9;zio&lt;/strong&gt; montre tr&#xe8;s vite de l&apos;affection et m&#xea;me de l&apos;adoration pour ce personnage d&apos;ours au grand coeur d&#xe9;vou&#xe9; &#xe0; la cause des humbles et des sans abri. Il avait &#xe9;pous&#xe9; et entra&#xee;n&#xe9; sa cousine dans ses exp&#xe9;ditions humanitaires. Et l&apos;&#xe9;crivain imagine pour lui un v&#xe9;ritable bonheur&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Je pense ressentir l&apos;&#xe9;motion qu&apos;il &#xe9;prouve &#xe0; travers les hauts plateaux et les plaines herbeuses, &#xe0; chevaucher sur les &#xe9;troits sentiers qui serpentent &#xe0; flanc de montagne, d&#xe9;couvrant &#xe0; chaque instant de nouveaux panoramas, les lignes bleues ces sommets qui &#xe9;mergent des nuages, tels des mirages, baign&#xe9;s dans la lumi&#xe8;re d&apos;Afrique, tant&#xf4;t violente &#xe0; midi, tant&#xf4;t att&#xe9;nu&#xe9;e par le cr&#xe9;puscule quand la terre rouge et les herbes folles semblent &#xe9;clair&#xe9;es de l&apos;int&#xe9;rieur par un feu secret &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l&apos;euphorie ne dure pas. Il y a la guerre qui s&#xe9;pare les &#xe9;poux et la nouvelle affectation que re&#xe7;oit le m&#xe9;decin et qui le conduit au contact de l&apos;infinie mis&#xe8;re des Africains dont il ne peut soulager la souffrance faute de moyens et de m&#xe9;dicaments&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot; La proximit&#xe9; de la souffrance, la fatigue : tous ces corps br&#xfb;lants de fi&#xe8;vre, ces ventres distendus de canc&#xe9;reux, ces jambes rong&#xe9;s d&apos;ulc&#xe8;res, d&#xe9;form&#xe9;es par l&apos;&#xe9;l&#xe9;phantiasis, ces visages mang&#xe9;s par la l&#xe8;pre ou la syphilis, ces femmes d&#xe9;chir&#xe9;es par les accouchements, les enfants vieillis par les carences, leur peau grise comme un parchemin, leurs cheveux couleur de rouille, leurs yeux agrandis, &#xe0; l&apos;approche de la nuit &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas avoir de la haine pour un homme d&apos;une telle trempe mais plut&#xf4;t de la fiert&#xe9; de lui devoir une part de sa personnalit&#xe9;&lt;span style=&quot;white-space: pre;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2009 10:55:19 GMT</pubDate></item><item><title>Paludes</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/20/15508405.html</link><category>livre</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/20/15508405.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15508405/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/20/15508405.html</guid><description>&lt;p&gt;&quot; &lt;em&gt;Avant d&apos;expliquer aux autres mon livre, j&apos;attends que d&apos;autres me l&apos;expliquent. Vouloir l&apos;expliquer d&apos;abord, c&apos;est en restreindre aussit&#xf4;t le sens ; car si nous savons ce que nous voulons dire, nous ne savons pas si nous ne disons que cela. On dit toujours plus que cela. Et surtout ce qui m&apos;int&#xe9;resse, c&apos;est que j&apos;y ai mis sans le savoir &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet pr&#xe9;texte du livre d&lt;strong&gt;&apos;Andr&#xe9; Gide&lt;/strong&gt; est un personnage de l&apos;En&#xe9;ide ( &lt;em&gt;Tityre, tu paturae r&#xe9;cubans&lt;/em&gt; ... ) mais il s&apos;agit en fait d&apos;un cri de r&#xe9;volte contre l&apos;existence qui est intol&#xe9;rable. Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt; Il suffit qu&apos;elle puisse &#xea;tre diff&#xe9;rente et qu&apos;elle ne le soit pas. Tous nos actes sont si connus qu&apos;un suppl&#xe9;ant pourrait les faire et, r&#xe9;p&#xe9;tant nos mots d&apos;hier, former ses phrases de demain &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut voyager pour s&apos;a&#xe9;rer l&apos;esprit. Mais o&#xf9; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot; &lt;em&gt;Cher ami, vous comprenez que si je savais o&#xf9; je vais, et pour qu&apos;y faire, je ne sortirais pas de ma peine. Je pars simplement pour partir ; la surprise m&#xea;me est mon but, l&apos;inspire &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande, la vraie question est la peur de la mort qui rend toutes nos actions d&#xe9;risoires et al&#xe9;atoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt; Ne pourrons-nous jamais poser rien hors du temps, que nous ne soyons pas oblig&#xe9;s de refaire. Quelque oeuvre enfin qui n&apos;ait plus &amp;nbsp;besoin de nous pour durer &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 20 Oct 2009 16:47:25 GMT</pubDate></item><item><title>Bergson</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/20/15507147.html</link><category>philosophie</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/20/15507147.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15507147/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/20/15507147.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;Dans &amp;nbsp;son admirable livre sur &lt;em&gt;l&apos;&#xe9;tonnement philosophique &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Jeanne Hersch&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; text-decoration: line-through;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;nous &amp;nbsp;montre que la philosophie est n&#xe9;e et s&apos;est d&#xe9;velopp&#xe9;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;e gr&#xe2;ce &#xe0; des hommes qui se sont pos&#xe9;s des questions sur la vie et le monde&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bergson &lt;/strong&gt;pensait que bien que toutes les sciences soient absolument admirables, quelque chose d&apos;essentiel leur &#xe9;chappe. Il faut donc distinguer &amp;nbsp;&quot;l&lt;strong&gt;&apos;espace-temps&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&quot;o&#xf9; se d&#xe9;veloppe les sciences pures et &quot;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la dur&#xe9;e pure&lt;/strong&gt;, &quot; dimension de la libert&#xe9; humaine&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Sa premi&#xe8;re id&#xe9;e forte d&#xe9;velopp&#xe9;e dans &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Mati&#xe8;re et M&#xe9;moire &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;le cerveau n&apos;est pas l&apos;organe qui contient toute la m&#xe9;moire, mais l&apos;organe de l&apos;oubli qui s&#xe9;lectionne dans le moi profond &lt;/span&gt;ce qui peut &#xea;tre actuellement utile en vue d&apos;une action efficace.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;L&lt;strong&gt;&apos;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&#xe9;volution cr&#xe9;atrice&lt;/strong&gt;, &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;par contre, rend hommage &#xe0; la la fantastique diversit&#xe9; des esp&#xe8;ces vivantes et &#xe0; leurs capacit&#xe9;s d&apos;adaptation aux besoins vitaux&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bergson&lt;/strong&gt; con&#xe7;oit la r&#xe9;alisation d&apos;une force radicalement cr&#xe9;atrice qu&apos;il appelle &lt;strong&gt;l&apos;&#xe9;lan vital&lt;/strong&gt; et qui travaille la mati&#xe8;re en vue d&apos;une fin mais sans repr&#xe9;sentation pr&#xe9;existante d&apos;un r&#xe9;sultat &#xe0; atteindre. Mais si la vie est avant tout cr&#xe9;ativit&#xe9; comment se fait-il qu&apos;elle se r&#xe9;p&#xe8;te d&apos;une fa&#xe7;on identique au sein de chaque esp&#xe8;ce ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; Pour &lt;strong&gt;Bergson &lt;/strong&gt;, qui ne conna&#xee;t pas la biologie mol&#xe9;culaire, cette perte d&apos;&#xe9;lan vital, qui devrait faire sans cesse &#xe9;voluer les esp&#xe8;ces vers des formes nouvelles, vient de l&apos;inertie de la nature.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L&apos;&#xe9;lan vita&lt;/strong&gt;l, &#xe9;crit-il, s&apos;est d&#xe9;velopp&#xe9; dans deux directions divergentes :&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; -&lt;strong&gt; L&apos;instinct&lt;/strong&gt; permet aux &#xea;tres ( les insectes, par exemple ) de s&apos;adapter de fa&#xe7;on s&#xfb;re et aveugle &#xe0; leur environnement naturel. Il invente des organes&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;-&lt;strong&gt; L&apos;intelligence&lt;/strong&gt;, par contre, t&#xe2;tonne, se trompe souvent, et invente des outils qui aideront l&apos;homme &#xe0; satisfaire ses besoins. Elle n&apos;est &#xe0; l&apos;aise qu&apos;avec la mati&#xe8;re inerte.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&quot;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;arial black&apos;, &apos;avant garde&apos;;&quot;&gt; Il y a des choses que seule l&apos;intelligence est capable de chercher mais que, laiss&#xe9;e &#xe0; elle-m&#xea;me, elle ne trouvera jamais. Ces choses-l&#xe0;, l&apos;instinct les trouverait ; mais il ne les cherchera jamais &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 20 Oct 2009 15:01:41 GMT</pubDate></item><item><title>Un don</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/18/15483481.html</link><category>livre</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/18/15483481.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15483481/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/18/15483481.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;book antiqua&apos;, palatino;&quot;&gt;Toni Morisson est, comme l&apos;on dit pudiquement aujourd&apos;hui, &amp;nbsp;une femme &amp;nbsp;&#xe9;crivain de couleur. Personne ne saurait d&#xe9;crire comme elle la situation des esclaves noirs des colonies am&#xe9;ricaines &amp;nbsp;au milieu du XVII &#xe8;me si&#xe8;cle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;book antiqua&apos;, palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Etre femme ici c&apos;est &#xea;tre une blessure ouverte qui ne peut gu&#xe9;rir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;Que peut esp&#xe9;rer une esclave noire sinon la venue d&apos;un riche commer&#xe7;ant qui acceptera d&apos;acheter sa fille en &#xe9;change d&apos;une dette de son patron. C&apos;&#xe9;tait comme un miracle, un don de Dieu &quot;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;parce que je voyais que l&apos;homme de grande taille te regardait comme une enfant pas comme des pi&#xe8;ces d&apos;or espagnoles &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Il y a dans ce livre d&apos;autres destins bouleversants d&apos;esclaves achet&#xe9;es, troqu&#xe9;es contre des dettes ou des arpents de terre.La plus attachante est peut &#xea;tre l&apos;&#xe9;cossaise R&#xe9;bekka; Son p&#xe8;re l&apos;avait vendue toute jeune &#xe0; l&apos;homme blond qui cherchait une fille blonde et solide; capable d&apos;avoir des enfants et d&apos;entretenir la ferme. Elle va survivre avec une force extraordinaire aux coups du sort ; ses quatre enfants qui meurent un par un en bas &#xe2;ge, les &#xe9;pid&#xe9;mies, le sectarisme de toutes les confessions religieuses qui ne s&apos;autorisent la charit&#xe9; et la compassion qu&apos;&#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur du cercle &#xe9;troit des fid&#xe8;les de la premi&#xe8;re heure&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Heureusement R&#xe9;bekka a trouv&#xe9; pr&#xe8;s d&apos;elle Linda, la servante noire meurtrie par la vie et inconditionnellement d&#xe9;vou&#xe9;e malgr&#xe9; ce qu&apos;elle imagine &#xea;tre l&apos;abandon de Dieu :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt; Je ne pense pas que Dieu sache qui nous sommes. Je pense qu&apos;il nous aimerait s&apos;il &amp;nbsp;nous connaissait &quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 18 Oct 2009 17:01:02 GMT</pubDate></item><item><title>Le ma&#xee;tre et Marguerite</title><dc:creator>fulconis</dc:creator><link>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/18/15482715.html</link><category>livre</category><comments>http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/18/15482715.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://fulconis.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15482715/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://fulconis.canalblog.com/archives/2009/10/18/15482715.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Impossible de r&#xe9;sumer ce roman o&#xf9; interviennent &amp;nbsp;aussi bien &amp;nbsp;la diable et sa suite que Ponce Pilate en proie &#xe0; ses angoisses BOULGANOV a port&#xe9; en lui cette oeuvre toute sa vie, il en a fait au moins 6 r&#xe9;dactions jusqu&apos;au moment de sa mort. C&apos;est la critique romanc&#xe9;e du r&#xe9;gime sovi&#xe9;tique ennemi de toute cr&#xe9;ation litt&#xe9;raire qui ne r&#xe9;pondait pas aux normes impos&#xe9;es par Staline, de ses fonctionnaires born&#xe9;s et de l&apos;incompr&#xe9;hension g&#xe9;n&#xe9;rale&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;On ressent &#xe0; la lecture de ce livre une profonde amertume. Et pourtant on devrait se divertir &#xe0; la description des pouvoirs magiques du &amp;nbsp;diable et surtout &#xe0; celle des d&#xe9;sarrois des fonctionnaires consciencieux bouscul&#xe9;s dans leurs certitudes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La morale est que, r&#xe9;gime &amp;nbsp;sovi&#xe9;tique ou non, avec ou sans l&apos;aide des magiciens, la vie &amp;nbsp;est profond&#xe9;ment d&#xe9;cevante, m&#xea;me pour ceux qui comme le Ma&#xee;tre, ont eu la &amp;nbsp;gr&#xe2;ce de cr&#xe9;er &amp;nbsp;une oeuvre. Qu&apos;en reste-t-il au moment de mourir ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &apos;comic sans ms&apos;, sans-serif;&quot;&gt;&quot;&#xd4; dieux, dieux ! comme la terre est triste le soir ! Que de myst&#xe8;res dans les brouillards qui flottent dans les marais ! Celui qui a err&#xe9; dans ces brouillards, celui qui a beaucoup &amp;nbsp;souffert avant de mourir, celui qui a vol&#xe9; au dessus de &amp;nbsp;cette terre en portant un fardeau trop lourd, celui-l&#xe0; sait ! Celui-l&#xe0; sait qui est fatigu&#xe9;. Et c&apos;est sans regret, alors qu&apos;il quitte les brumes de cette &amp;nbsp;terre, ses rivi&#xe8;res et ses &#xe9;tangs, qu&apos;il s&apos;adonne d&apos;un coeur l&#xe9;ger entre les mains de la mort, sachant qu&apos;elle, et elle &amp;nbsp;seule, lui apportera la paix&quot;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 18 Oct 2009 16:14:32 GMT</pubDate></item></channel></rss>