05 avril 2009
les nuits blanches
la lecture d'une oeuvre de Dostoïevski provoque toujours un certain malaise. Dans " les nuits blanches" la tristesse du livre, sa noirceur tiennent d'abord à une parodie de la grandeur d'âme et de la pure passion; le héros est un rêveur qui vit dans un monde parallèle :
" Il loge, de préférence, dans les cours inaccessibles, comme s'il cherchait à s'y cacher même de le lumière du jour, et, une fois rentré chez lui, il s'incruste dans un coin comme un bernard-
l'hermite "
Peut-être ce héros n'est -il que la partie obscure de chacun de nous puisqu'il est surpris et désarmé devant le réalité qui l'entoure :
" Il ne se souvient plus de rien, sans doute, ni de son chemin, ni de l'endroit où il est, et rougissant de dépit, il raconte tout de suite je ne sais quel mensonge, pour sauver les apparences "
Ainsi quand il rencontre un soir une jeune fille qui pleure sa déception parce que le garçon qu'elle attend n'est pas venu à son rendez-vous, il va tout de suite croire possible de se substituer à cet amoureux indélicat et de vivre une passion. La jeune fille l'encourage tout d'abord dans cette voie et lui donne des assurances mais au terme de ces nuits blanches elle finira par aller épouser celui qu'elle avait tout d'abord choisi
le narrateur va avoir un accès de colère :
" Que je jette un nuage sur ton bonheur, serein et pur, que d'un reproche amer je fasse naître un trouble dans ton coeur, que je te blesse d'un remords secret et t'oblige à te torturer d'angoisse en ces minutes de béatitude, que je froisse ne tut-ce qu'une e tes tendres fleurs que tu tressas dans tes bouclettes brunes lorsque tu t'avanças vers l'autel... "
mais finalement le roman va se conclure sur cette pensée philosophique :
" Mon Dieu ! Une pleine minute de béatitude ! N'est ce pas assez pour toute une vie d'homme ?..."