A Rome, à l'origine, le temps n'est pas une donnée quantifiable. On se contente du lever et du coucher du soleil : le Romain n'a pas la tête dans les étoiles ! Le premier calendrier, du au roi Numa, comptait 12 mois lunaires auxquels il fallait ajouter chaque année un mois intercalaire. Pour être en phase avec l'année solaire, Jules César devra instituer une année de 445 jours avant d'imposer en janvier 45 avant J.C. son calendrier julien de 365 jours avec un jour supplémentaire doublant tous les trois ans le sixième jor avant les calendes de février ( d'où le nom de  bi-sextile )

Chaque mois comptait trois dates essentielles liées aux phases de la lune : les calendes marquaient la nouvelle lune, les nones, le premier quartier et les ides, la pleine lune. Les années sont généralement comptées depuis la fondation de Rome (- 753 ) et désignées par le nom des consuls élus cette année-là. A l'origine l'année commençait en mars ce qui explique les noms des mois de septembre, octobre, novembre, décembre. Les autres mois étaient : janvier ( mois de Janus ), février ( mois de purification ), mars avril ( mois d'Aphrodite = Apru en étrusque ), juin ( mois de Junon ), Quintilius ( le cinquième devenu Julius après Jules César )

Les jours de l'année se classaient en jours fastes ( réservés aux affaires ) et en néfastes consacrés aux Dieux ; les jours funestes, on s'occupait du culte des défunts. Sous la République on comptait 235 jours fastes pour 109 néfastes Le jour romain était divisé en deux à midi ( signalé par une sonnerie de trompettes ) Avant on faisait ses affaires, après c'étaient les loisirs

La mesure du temps était chose très malaisé : les cadrans solaires devenaient inexacts lorsqu'ils étaient trans portés d'un lieu à l'autre ; les clepsydres ( horloges à eau ) datent de 153 avant J.C.